République Française

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Le Post n°7 (mars 2017)

Monreseaumobile.fr est un nouvel outil cartographique disponible depuis le 22 mars sur le site de l’Arcep, pour mesurer très précisément les performances des réseaux mobiles. Encore expérimental sur la région Nouvelle-Aquitaine, il doit remédier au décalage ressenti par les utilisateurs entre les cartes de couverture et ce qu’ils constatent sur le terrain.

Chantier emblématique de la « régulation par la data », il met l’information au cœur de la régulation et donne à chacun les moyens de comparer, donc de faire des choix éclairés. L’Arcep espère ainsi enclencher un cercle vertueux de valorisation des investissements des opérateurs dans leurs infrastructures.

L’enjeu de ce « choc de transparence » sur le mobile est d’autant plus fort qu’il est utilisé au quotidien par 85% des Français et porte aujourd’hui les deux tiers des échanges en voix.

Martine Lombard, membre du collège de l'Arcep

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Le Post n°6 (février 2017)

Bienvenue dans l’ère de la conversation

Facebook Messenger affiche plus d’utilisateurs actifs au quotidien que l’application Facebook elle-même. Alexa et autres assistants vocaux s’invitent dans les foyers de millions de familles. « Alexa, quel temps fait-il ? » « Alexa, commande-nous du lait pour demain » « Alexa… raconte-nous une blague ?».

65% des Européens et Américains ne téléchargent plus d’app mobile. La majorité d’entre nous en utilise seulement 5 régulièrement. Les réseaux sociaux sont saturés, comme la mémoire de nos téléphones. Dans un contexte où le temps passé sur nos écrans devient moins un plaisir qu’une contrainte, où le modèle économique des médias et services repose de plus en plus largement sur leur capacité à capter et retenir l’attention de leurs utilisateurs, une alternative a déjà émergé : la conversation.

Les progrès exponentiels de l’intelligence artificielle, la lassitude envers les trop nombreuses applications disponibles et plus globalement l’usage des smartphones comme outils efficaces et moins gadgets ludiques, ont fait émerger les interfaces conversationnelles - ou plutôt, les non-interfaces. Plus de compte à créer ni d’apprentissage forcé : la complexité est déportée dans la technologie, les machines interagissent entre elles et essaient de comprendre l’intention de leur utilisateur, pour mieux le servir.

Ces petits robots intelligents, nichés au sein de nos messageries préférées, s’améliorent chaque jour et leurs usages se précisent. Grands publics et déjà adoptés par les millenials, ou professionnels au sein des entreprises, les chatbots font parler d’eux par la discrétion de leur interface, l’invisibilité de leur design, leur volonté de rendre le bon service, à la bonne personne, au bon moment, puis de se faire oublier.

Bonne nouvelle pour votre précieuse attention, bienvenue dans l’ère de la conversation.


Marjolaine Grondin, CEO, Jam

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Le Post n°5 (janvier 2017)

Du rattrapage du téléphone des années 70 au plan France très haut débit, la force de mobilisation du pays autour de grands projets d’infrastructure est avérée. Mais la régulation doit aussi se faire agile pour soutenir, au plus près du terrain, développements de réseaux, numérisation des PME, services de qualité et innovants. Elle doit, en un mot, s’ouvrir aux expérimentations et aux projets des opérateurs pour répondre au souci d’efficacité inlassablement rappelé par les citoyens et les entreprises pour qui « c’est indispensable, vital… il faut que ça marche ! »


Pierre-Jean Benghozi, membre du collège de l'Arcep

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Le Post n° 4 (décembre 2016)

"User experience rules"

Pardon pour cet anglicisme ; mais il exprime une notion si forte qu'il semblait nécessaire de l'énoncer sous sa forme originale.

Car, lorsque Mark Zuckerberg, lorsque Larry Page affirment que "l'expérience utilisateur" passe en premier, est la toute première priorité, ils n'en expriment pas moins l'une des vérités les plus fondamentales de ce début du XXIème siècle : l'expérience utilisateur est de nature à imposer de nouvelles formes de réalité. Lorsque l'expérience du VTC est tellement supérieure à celle du taxi, on peut interdire le VTC mais ce n'est désormais pas sans conséquence. Lorsqu'une encyclopédie opensource - Wikipedia- est beaucoup plus accessible et documentée qu'une "Britannica", fut-elle faite par les meilleurs scientifiques au monde, cela définit de nouveaux standards. Or, l'approche des Etats ne consiste que trop rarement à partir de l'expérience -que d'autres appellent le design global- mais beaucoup plus généralement d'une vision théorique. Mais la vision théorique s'accommode beaucoup moins bien de la réalité qu'une expérience vécue.

Certes, on peut objecter que les approches de type "user experience rules" ne prennent généralement en compte que l'intérêt de quelques uns et souvent celui de quelques entreprises hautement capitalistes. C'est bien là où il reste du travail : avoir des approches basées sur l'expérience, et prenant en compte l'ensemble des parties prenantes, et finalement favorisant le bien commun. C'est l'esprit d'une initiative que monte actuellement l'Ecole des Affaires Publiques, en partenariat avec l'Institut Montaigne et Epita. Permettre à des équipes, immergées dans un enjeu social fort, de repenser l'expérience, avec l'appui du digital pour permettre une efficacité accrue de l'action publique, et éventuellement proposer de nouvelles approches normatives.

Gilles BABINET, digital champion auprès de la Commission européenne, entrepreneur

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Le Post n° 3 (novembre 2016)

Maintes explications sont apportées à la montée des populismes.

La crainte du numérique, la destruction d'un modèle laissant nombre de personnes au bord du chemin, sont souvent évoquées : une destruction peu créatrice, à rebours des prédictions schumpeteriennes.

On peut à l'inverse avancer qu'en proposant à chacun, individu ou entreprise, une connexion et une qualité de service optimale, on réduit le sentiment de l'exclusion.

Cela implique un effort accru d'investissement, particulièrement dans les zones rurales et pour les plus démunis.

Françoise Benhamou, membre du collège de l'Arcep

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Le Post n° 2 (octobre 2016)

sebastien-soriano

La loi pour une République Numérique en quelques mots

La loi pour une République Numérique promulguée il y a quelques jours, vient encourager la croissance numérique mais aussi l'encadrer pour qu'elle respecte des principes fondamentaux tels que le droit à la vie privée ou les droits d'auteur.

Elle développe l'accès aux technologies des territoires et des personnes en situation de handicap ou en précarité. Plusieurs de ses dispositions renforcent le rôle des organismes de contrôle type CNIL ou CADA.

L'Arcep quant à elle voit ses missions confortées et augmentées grâce à la loi.

- Luc Belot, Député, Rapporteur de la loi pour une République Numérique

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Le Post n° 1 (septembre 2016)

sebastien-soriano

Bienvenue sur LE POST, notre nouveau rendez-vous mensuel.

Vous y retrouverez de la régulation (beaucoup) et du numérique (partout).

Architecte et gardien des réseaux d'échanges internet, télécoms fixes, mobiles et postaux, l'Arcep inscrit avec enthousiasme son action dans la dynamique plus vaste de révolution numérique.

- Sébastien Soriano, président de l'Arcep

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