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Observatoire / Observatoire des marchés

Le marché des services de télécommunications en France au 4ème trimestre 2007

Dernière mise à jour le 29 avril 2008
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Introduction

Au quatrième trimestre 2007, le revenu des opérateurs de communications électroniques sur le marché final s’élève à 11,0 milliards d’euros. Les prestations d’interconnexion et les ventes sur le marché de gros entre opérateurs sur le marché intermédiaire représentent 2,2 milliards d’euros de revenu supplémentaire.

Le revenu des seuls services de communications électroniques sur le marché final hors revenus annexes des opérateurs (vente et location de terminaux, annuaires, publicité, hébergement, gestion de centre d’appels…) est de 10,0 milliards d’euros au quatrième trimestre 2007. Par rapport au quatrième trimestre 2006, ce revenu augmente de 3,3%.

Le volume de trafic des services de téléphonie fixe et mobile atteint 53,7 milliards de minutes au quatrième trimestre 2007. Il progresse de 4,1% sur un an.

Services fixes (téléphonie fixe et Internet)

Le nombre d’abonnements à un service téléphonique atteint 39,6 millions à la fin de l’année 2007, dont 10,8 millions d’abonnements à un service de voix sur large bande (essentiellement des abonnements en IP sur DSL). Le nombre d’abonnements aux services de voix sur IP s’est accru en 2007 sur un rythme soutenu (un million de plus en moyenne chaque trimestre), et ces abonnements représentent désormais 27,4% des abonnements téléphoniques. Le nombre d’abonnements téléphoniques sur des accès bas débit a diminué parallèlement au rythme de 700 000 par trimestre en 2007 et s’élève à 28,7 millions à la fin de l’année.

Une part croissante des lignes ne supporte plus le service téléphonique sur le RTC. Ces offres sont construites par les opérateurs (aussi bien les opérateurs alternatifs que l’opérateur historique) à partir du dégroupage total ou de l’" ADSL nu " et concernent près de 5,9 millions de lignes DSL, soit 3,4 millions de lignes en plus en un an. A la fin de l’année 2007, les lignes disposant uniquement d’un service de voix sur IP (DSL et câble) représentent 18% des lignes fixes contre 8% un an auparavant.

Par contre, la proportion des lignes téléphoniques qui supportent deux abonnements téléphoniques (un abonnement "classique" sur le RTC et un abonnement à un service de voix sur IP) s’élève à 14% au quatrième trimestre et n’augmente plus depuis trois trimestres. Cela correspond à 4,7 millions de lignes.

Certains abonnements téléphoniques "classiques" sur le RTC, issus des offres de vente en gros de l’abonnement (VGA), ne sont désormais plus facturés au client final par l’opérateur historique mais par un opérateur alternatif. A la fin de l’année 2007, 700 000 abonnements, soit 2,5% des abonnements téléphoniques bas débit, sont concernés.

Le nombre d’abonnements aux offres de téléphonie fondées sur la sélection du transporteur (sélection appel par appel et présélection) est de 4,9 millions de clients à la fin de l’année 2007 et recule de deux millions sur un an. Cette forte diminution est due en grande partie à la concurrence des offres de téléphonie sur IP mais aussi, dans une moindre mesure, au passage d’abonnés en présélection vers des offres de téléphonie issues de la VGA.

Le revenu directement attribuable à la téléphonie fixe (revenu des abonnements et des communications) est de 2,7 milliards d’euros au quatrième trimestre 2007. Il diminue de 3,8% sur un an. La hausse du tarif de l’abonnement, intervenue en juillet 2007, a permis de maintenir le revenu lié à l’abonnement téléphonique. A contrario, le revenu issu des communications téléphoniques (hors publiphonie et cartes) est, avec 1,1 milliard d’euros en baisse de 9,6% sur un an au quatrième trimestre 2007. Cette tendance s’explique par la diminution rapide du volume de communications émises sur le RTC (-15,3% sur un an au quatrième trimestre 2007) au profit de communications émises au départ d’accès IP (en hausse de 73,5% sur la même période). Ces dernières sont la plupart du temps incluses dans un forfait Internet et ne sont donc pas valorisées dans le revenu des communications.

Le trafic au départ des postes fixes (hors publiphonie et cartes) atteint 27,4 milliards de minutes au quatrième trimestre 2007, soit une progression de 5,1% par rapport au volume de trafic du quatrième trimestre 2006.

La part des communications IP dans le trafic au départ des postes fixes est passée de 23% fin 2006 à 38% fin 2007. Ce développement très rapide du trafic au départ des accès IP a permis de compenser largement la baisse du trafic sur le RTC.

Le trafic IP se développe particulièrement vers les destinations qui bénéficient d’offres dites " illimitées " incluses dans la plupart des forfaits multiplay. Ainsi, à la fin de l’année 2007, le trafic IP représentent 39% des communications nationales entre téléphones fixes et 57% des communications fixes émises vers l’international, mais seulement 15% des minutes du trafic fixe vers mobiles (peu concernées par ces offres " illimitées ").

L’abonnement à un service téléphonique sur IP conduit également à un usage plus intensif que celui d’un abonnement à un service de téléphonie " classique " : en moyenne 5h37 pour l’IP et 3h15 pour le RTC de communications par abonné et par mois au quatrième trimestre 2007.

Le nombre d’abonnements à Internet est de 17,1 millions à la fin de l’année 2007 (en croissance de 11,8% sur un an). Le nombre d’accès à haut débit représente neuf abonnements Internet sur dix, soit 15,6 millions. En un an, le nombre d’accès haut débit s’est accru de près de trois millions (+22,5%). Les accès haut débit utilisant la technologie ADSL sont très largement majoritaires avec 14,8 millions d’accès à la fin de l’année 2007.

Le revenu du haut débit se monte à 1,1 milliard d’euros au quatrième trimestre 2007 (+25,8% sur un an) et représente 91% de l’ensemble du revenu Internet.

Téléphonie mobile

Le nombre de clients à la téléphonie mobile en France s’élève à 55,3 millions à la fin de l’année 2007, soit un accroissement de 3,7 millions sur un an. Le taux de croissance annuelle s’est maintenu tout au long de l’année 2007 à un niveau soutenu de 7% (+7,1% au quatrième trimestre 2007). Les deux tiers des clients (65,6%) ont souscrit à une formule forfaitaire plutôt qu’à une formule de type " prépayée ".

La procédure simplifiée de conservation du numéro mise en place à partir du 21 mai 2007 a entraîné une réduction significative du délai nécessaire au « portage » du numéro, et un accroissement notable du nombre de numéros portés au cours d’un trimestre. Ainsi, 327 000 numéros mobiles ont été portés d’un opérateur à l’autre au cours du quatrième trimestre 2007 contre 139 000 au quatrième trimestre 2006 (+136,2% sur un an).
Les services multimédia mobile (accès à l’Internet mobile, envoi de MMS) ont été utilisés par 17,2 millions de clients au quatrième trimestre 2007 soit près d’un client sur trois.

Au quatrième trimestre 2007, le revenu des services mobiles atteint 4,6 milliards d’euros et progresse de 6,4% sur un an. Le rythme de croissance annuelle du revenu des services mobiles (de l’ordre de 5 à 6% en 2007) est légèrement supérieur à celui de l’année 2006 mais en net retrait par rapport aux taux de croissance de 8 à 10% relevés en 2005. Le revenu des communications mobiles (3,9 milliards d’euros) croît de 4% sur un an au quatrième trimestre 2007. La progression du revenu lié aux usages " non voix " des mobiles est plus vive avec +13,9% pour le revenu des services de messagerie interpersonnelle et +36,3% pour le revenu des accès à l’Internet mobile et aux services multimédias. Ces services génèrent 707 millions d’euros au quatrième trimestre 2007 et leur contribution (15,5% des revenus mobiles au quatrième trimestre 2007) est croissante.

Le trafic de la téléphonie mobile représente 25,9 milliards de minutes au quatrième trimestre 2007. Le trafic mobile a connu une forte expansion en 2006 avec une progression annuelle de l’ordre de 15% par trimestre, mais, depuis le début de l’année 2007, son ralentissement est manifeste. Le taux annuel de croissance qui atteignait 8,6% au premier trimestre 2007, a baissé de deux points sur chacun des deux trimestres suivants pour s’établir à 3,9% au quatrième trimestre.

Ce ralentissement est essentiellement dû à une plus faible croissance du trafic vers les mobiles. D’une part, le taux annuel de croissance du trafic échangé par les mobiles d’un même réseau (trafic "on-net"), qui représente plus de la moitié du trafic, se réduit très nettement depuis deux ans. Il est passé de 30,8% au début de l’année 2006, à 8,2% au début de l’année 2007, et a continué de décroître au cours de l’année pour revenir seulement à 2,8% au quatrième trimestre. D’autre part, la croissance du trafic à destination des réseaux mobiles tiers, qui était vive au début de l’année 2007 (+22,6% sur un an au premier trimestre 2007) a connu aussi un certain ralentissement et n’est plus que de 8,6% au quatrième trimestre.

La croissance du volume de la messagerie interpersonnelle est très forte au cours du quatrième trimestre 2007. Au cours du trimestre, 5,5 milliards de messages ont été envoyés, soit près d’un milliard de messages supplémentaires par rapport au précédent trimestre, soit une hausse de +33,2% sur un an. En moyenne, un client des opérateurs mobiles a envoyé 34 SMS par mois au quatrième trimestre 2007 contre 27 un an auparavant.

Les autres composantes du marché

Le revenu des services à valeur ajoutée atteint 629 millions d’euros au quatrième trimestre 2007. L’évolution annuelle de ce revenu, négative sur les deux premiers trimestres de l’année 2007, est nulle au troisième trimestre et elle redevient positive au quatrième trimestre avec une hausse de 3,4%.

Le revenu des services de renseignements (41 millions d’euros) connaît une croissance modérée (+1,9% sur un an) au quatrième trimestre 2007. Le nombre des appels à destination des services de renseignements continue de diminuer : 33 millions d’appels ont été émis au cours du quatrième trimestre 2007, soit plus de 5 millions d’appels de moins qu’il y a un an (-14,5%).

Le revenu des services de capacité est en décroissance depuis deux ans. Au quatrième trimestre 2007, la baisse du revenu du transport de données est de 1,2% sur un an et celle du revenu des liaisons louées, plus accentuée, atteint 8,6% sur un an.

Note : D’éventuelles révisions des données pour un trimestre d’une publication à l’autre s’expliquent par des corrections apportées par les opérateurs dans leur déclaration. Les écarts susceptibles d’exister entre les croissances annuelles en % et les niveaux affichés sont liés aux arrondis.

1. Le marché des communications électroniques

1.1 Le marché des clients finals

Le revenu des services de communications électroniques vendus par les opérateurs sur le marché final atteint 10 milliards d’euros au quatrième trimestre 2007 et a progressé de 3,3% sur un an.

Près de la moitié de ce revenu provient des services mobiles qui représentent 4,6 milliards d’euros au quatrième trimestre 2007, en hausse de 6,4% sur un an.

Le revenu des services vendus sur les réseaux fixes (téléphonie fixe et Internet) atteint 3,9 milliards d’euros au quatrième trimestre 2007, et progresse de 1,7% sur un an grâce à la croissance continue du revenu des services Internet (+17,0% sur un an). Le secteur Internet représente désormais plus de 30% du revenu des services fixes, et cette montée en charge vient compenser le recul du revenu directement attribuable à la téléphonie fixe (en baisse de 3,8% sur un an au quatrième trimestre 2007).

Le volume des services " voix " (sur réseau fixe et mobile) s’élève à 53,7 milliards de minutes au quatrième trimestre 2007, en hausse de 4,1% sur un an.

Le volume des communications au départ des réseaux fixes (27,9 milliards de minutes au quatrième trimestre 2007) augmente de 4,2% sur un an. Il s’agit de la plus forte croissance annuelle enregistrée depuis plusieurs années. Le trafic IP a connu une très forte progression (+2,6 milliards de minutes en un trimestre sur un total de 10,4 milliards de minutes) ce qui explique cette croissance. L’IP représente 38% du volume de minutes au départ des postes fixes au quatrième trimestre 2007.

Le ralentissement du rythme de croissance annuelle du volume des communications au départ des mobiles constaté depuis le début de l’année 2007 se confirme au quatrième trimestre. La croissance de ces volumes, qui atteignait 8,6% au premier trimestre, a baissé de deux points sur chacun des deux trimestres suivants et enregistre un nouveau repli au quatrième trimestre (+3,9%).

La décroissance des volumes Internet bas débit s’est accélérée tout au long de l’année 2007 avec un rythme supérieur à 35%. La baisse atteint 44,1% sur un an au quatrième trimestre.

Le nombre de SMS émis au cours du quatrième trimestre 2007 fait un bond avec 5,5 milliards de messages soit près d’un milliard de plus qu’au trimestre précédent.

1.2 Le marché intermédiaire : services d’interconnexion et marché de gros

1.2.1 Le marché total

Le revenu des opérateurs de réseaux fixes sur le marché intermédiaire est de 1,1 milliard d’euros, en augmentation de 9,4% sur un an. Cette hausse est due à une forte croissance (+38,9% sur un an) du revenu lié aux prestations de gros d’accès haut débit (dégroupage, offres de gros de type bitstream…) dont le revenu atteint 411 millions d’euros au quatrième trimestre 2007.

La baisse du revenu des prestations liées au service téléphonique (-1,6% sur un an au quatrième trimestre 2007) est contenue, grâce notamment à l’apport des recettes de l’offre de vente en gros de l’abonnement (VGA).

L’accroissement du volume de minutes d’interconnexion des opérateurs mobiles (+19,1% sur un an au quatrième trimestre 2007) demeure conséquent. En revanche, le revenu généré par les prestations d’interconnexion (trafic voix, SMS etc.…) qui est de 1,0 milliard d’euros au quatrième trimestre 2007, est en diminution de 6,3% sur un an. Ceci est dû notamment à la baisse du tarif de la terminaison d’appel voix (baisse de 21% pour Orange France et SFR et de 18% pour Bouygues au 1er janvier 2007), et de la terminaison d’appel SMS (-30% en septembre 2006).

Notes :

- L’interconnexion est l’ensemble des services offerts entre opérateurs résultant d’accords dits d’interconnexion. En cas de rapprochements ou de concentration d’entreprises, une partie des flux entre entreprises disparaît ce qui peut expliquer des baisses entre deux trimestres.

- Les revenus et les volumes de l’interconnexion ne sont pas établis sur les mêmes périmètres, ce qui rend un rapprochement entre ces deux indicateurs inapproprié pour une estimation de prix moyen (les revenus d’interconnexion incorporent des revenus fixes tels que les paiements au titre des liaisons de raccordement ainsi que des prestations entre opérateurs).

- L’attention du lecteur est attirée sur le fait que les chiffres de l’interconnexion ci-dessus peuvent ne pas être exempts de double comptes, notamment sur le champ des opérateurs fixes.

- Les prestations de gros d’accès haut débit comprennent le revenu du dégroupage et des prestations du " bitstream" ou équivalentes au bitstream.

A la fin de l’année 2007, plus de 5 millions de lignes sont dégroupées soit près de 15% de l’ensemble des lignes fixes.

Près de trois lignes dégroupées sur quatre soit 3,8 millions de lignes le sont en dégroupage total. En un an, le nombre de lignes totalement dégroupées s’est accru de 1,6 million (+73,0%). Dans le même temps, le nombre de lignes en dégroupage partiel baissait de 460 000 et ne concerne plus que 1,4 million de lignes à la fin de l’année 2007. Une partie des lignes partiellement dégroupées qui disparaissent migrent vers du dégroupage total.

1.2.2 Interconnexion internationale entrante

Le trafic provenant de l’étranger et se terminant sur les réseaux fixes et mobiles nationaux a fortement progressé. Sur un an la croissance est de 29,1% tous réseaux confondus.

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(1) Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1)

1.2.3 Roaming-in des opérateurs mobiles

Note : Le roaming-in correspond à la prise en charge par un opérateur mobile français des appels reçus et émis en France par les clients des opérateurs mobiles étrangers. Le revenu correspond à des reversements entre opérateurs. Le rapport revenu/volume ne correspond à aucun tarif et en particulier pas à un tarif facturé au client.

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(2) Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1)

2. Les différents segments de marché

2.1 La téléphonie fixe

2.1.1 L’accès, les abonnements et les lignes fixes

Le nombre d’abonnements à un service téléphonique est de 39,6 millions à la fin du quatrième trimestre 2007. Depuis trois ans, la croissance du nombre d’abonnements téléphonique (3,7% sur un an au quatrième trimestre 2007) est entièrement due à l’apport des abonnements à un service de téléphonie sur IP qui connaissent une forte expansion.

A la fin du quatrième trimestre 2007, le nombre d’abonnements à un service de voix sur large bande atteint 10,8 millions soit 27,4% de l’ensemble des abonnements téléphoniques. Sur un an leur nombre a crû de 64,0% au rythme d’un million supplémentaire chaque trimestre.

Les offres de voix sur IP construites par les opérateurs à partir du dégroupage total et sur des offres de gros de type " ADSL nu " se développent rapidement. Avec ces offres, le client dispose uniquement d’un abonnement à un service de voix sur IP et n’a plus d’abonnement téléphonique " classique " sur le RTC. A la fin de l’année 2007, cela concerne 5,9 millions de lignes DSL. Au total (DSL et câble) les lignes disposant seulement d’un service de voix IP représentent 18% de l’ensemble des lignes fixes. Cette proportion qui n’était que de 8% un an auparavant, s’accroît.

D’autres abonnements à un service de téléphonie sur IP viennent s’ajouter à un abonnement téléphonique RTC existant et qui est conservé par l’utilisateur. Ainsi, à la fin de l’année 2007, 4,7 millions de lignes supportent deux abonnements au service téléphonique. Cela représente 14% des lignes en service, cependant, cette proportion jusque là croissante n’augmente plus. Les offres de téléphonie sur IP vendues par les opérateurs sur le marché de détail qui correspondent à ces abonnements sont issues du dégroupage partiel et des offres de gros de "bitstream" (hors " ADSL nu ").

Le nombre d’abonnements sur des accès bas débit (sur lignes analogiques ou numériques et sur le câble) est de 28,7 millions à la fin du quatrième trimestre 2007. En un an, leur nombre à diminué de 2,8 millions (soit 0,7 million chaque trimestre).

Un nombre croissant d’abonnement au service téléphonique sur le RTC est désormais facturé par un opérateur alternatif et non plus par l’opérateur historique. Ils sont issus de l’offre de vente en gros de l’abonnement téléphonique (VGA) et leur nombre atteint 700 000 à la fin du quatrième trimestre 2007, soit 2,5% des abonnements sur des accès bas débit.

Note :

-Abonnement au service téléphonique en IP sur lignes xdsl sans abonnement RTC : Abonnement au service téléphonique sur des lignes dont les fréquences basses ne sont pas utilisées comme support à un service de voix (ni par l’opérateur historique ni par un opérateur alternatif). C’est le cas des offres à un service de voix sur large bande issues du dégroupage total et des offres de types " ADSL nu ".

-Abonnement au service téléphonique en IP sur lignes xdsl avec abonnement RTC : Abonnement au service téléphonique sur des lignes dont les fréquences basses sont également utilisées comme support à un service de voix, en RTC. C’est le cas des offres de téléphonie issues du dégroupage partiel et du "bitstream" hors " ADSL nu ".

Précisions relatives aux indicateurs du service téléphonique sur IP

Sur la terminologie employée :

Les indicateurs du service téléphonique sur IP de la présente publication couvrent la voix sur large bande quel que soit le support (IP DSL principalement, mais aussi IP sur câble) et la voix sur Internet lorsque les opérateurs sont déclarés auprès de l'ARCEP.

L’ARCEP a désigné par "voix sur large bande" les services de téléphonie fixe utilisant la technologie de la voix sur IP sur un réseau d’accès à Internet dont le débit dépasse 128 kbit/s et dont la qualité est maîtrisée par l’opérateur qui les fournit ; et par "voix sur Internet" les services de communications vocales utilisant le réseau public Internet et dont la qualité de service n’est pas maîtrisée par l’opérateur qui les fournit.

Les communications au départ des services de voix sur IP comptabilisées dans l’Observatoire correspondent à des services offerts au niveau de l’accès. Ces indicateurs ne correspondent pas à du trafic qui utiliserait le protocole IP uniquement sur le cœur de réseau.

Par ailleurs, l’Observatoire n’interroge pas les opérateurs non déclarés offrant des services de voix sur Internet de PC à PC. Ces opérateurs n’entrent pas dans le champ de l’enquête.

Sur le revenu pris en compte :

L’Observatoire distingue les communications au départ des services de téléphonie sur IP des autres communications vocales. Toutefois, alors que le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).

Le nombre de numéros ayant été conservés par "portage" entre opérateurs de téléphonie fixe est de 687 000 au quatrième trimestre 2007.

Les offres de téléphonie basées sur la sélection du transporteur sont utilisées par un peu moins de 5 millions de clients à la fin de l’année 2007 soit 2 millions de moins qu’un an auparavant. Le recul de ces offres est marqué depuis deux ans en raison de la concurrence des offres de téléphonie sur IP et il atteint près de 30% au quatrième trimestre 2007. A cela s’ajoute la migration des abonnements en présélection vers des abonnements incluant l’abonnement téléphonique (VGA)

Le nombre d’abonnements aux offres de sélection appel par appel (1,0 million à la fin de l’année 2007) baisse depuis le début de l’année 2006 et cette baisse s’est poursuivie en 2007 sur un rythme annuel de 30% environ. Le nombre d’abonnements à la présélection (3,9 millions à la fin de l’année 2007) est également en décroissance depuis le début de l’année 2006. En 2007 la baisse s’est nettement accélérée avec une diminution du nombre d’abonnements de plus de 1,5 million.

Note : le parc de sélection appel par appel ne prend en compte que les abonnements actifs, le parc de présélection ne prend en compte que les abonnements en service, net des résiliations.

Le relèvement du tarif mensuel de l’abonnement téléphonique de France Télécom (+6,7% au 1er juillet 2007) a permis, malgré la baisse du nombre des abonnements " classiques " sur lignes analogiques ou numériques (-8,9% sur un an au quatrième trimestre 2007), de maintenir le revenu issu de ces abonnements. Le revenu global de l’accès, avec 1,5 milliard d’euros au quatrième trimestre 2007, progresse même de 3,0% sur un an grâce à l’accroissement du revenu des abonnements à un service de téléphonie IP. Les recettes liées à l’accès, aux abonnements et services supplémentaires représentent désormais 56% de l’ensemble du revenu des services de téléphonie fixe.

Note : les revenus de l’accès comprennent outre les revenus de l’accès au service téléphonique, les revenus des abonnements pour l’accès à la téléphonie en IP ainsi que les revenus des services supplémentaires (présentation du numéro,…).

2.1.2 Les communications depuis les lignes fixes (hors publiphonie et cartes)

Le revenu directement attribuable aux communications téléphoniques depuis les lignes fixes (1,1 milliard d’€) est en diminution de 9,6% sur un an au quatrième trimestre 2007. Cette baisse s’explique par le fait qu’une part de plus en plus importante des minutes est émise au départ d’accès IP au détriment des minutes émises sur le RTC (en baisse de -15,3% sur un an au quatrième trimestre 2007). Or, la téléphonie sur des accès IP fait l’objet d’un mode de facturation différent, les communications IP sont en effet le plus souvent comprises dans un forfait Internet haut débit facturé au client et non valorisées en tant que revenu des communications.

Note : le revenu des communications au départ des accès en IP ne couvre que les sommes éventuellement facturées par les opérateurs pour des communications en IP en supplément des forfaits multiplay. Ce montant ne comprend donc pas le montant des forfaits multiplay, ni l’accès au service téléphonique sur large bande.

Le trafic au départ des lignes fixes (27,4 milliards de minutes au quatrième trimestre 2007) est en hausse de 5,1% sur un an.

Le volume des communications nationales représente plus de 80% du volume total des communications depuis les lignes fixe et augmente de 3,5% sur un an au quatrième trimestre 2007. La baisse du volume des communications nationales émises sur le RTC (de l’ordre de 18% sur un an en 2007) est plus que compensée par la hausse concomitante des volumes des communications nationales émises en IP (+67,3% sur un an).

Le trafic à destination de l’international croît de 40,6% sur un an au quatrième trimestre 2007. Ce trafic est en expansion continue depuis deux ans en raison de la croissance du volume des appels internationaux émis en IP qui a plus que doublé sur la même période. Le trafic RTC vers l’international n’a cependant diminué que de 7% sur la période.

Le volume des communications vers les mobiles progresse légèrement après plusieurs trimestres de stagnation, voire de baisse (1,5% sur un an au quatrième trimestre 2007).

Note :

- l’Observatoire distingue les communications au départ des services de téléphonie sur IP des autres communications vocales. Toutefois, si le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).

- les volumes et revenus des communications au départ des services de VoIP sont comptabilisés dans chacun des segments de marché (national, international et vers les mobiles).

Le développement des communications téléphoniques émises au départ des accès IP est très rapide, il atteint +73,5% sur un an au quatrième trimestre 2007. La part représentée par les minutes de téléphonie IP dans le volume total des communications au départ des postes fixes est passée en un an de 23% à près de 38%.

La part du le trafic IP dans les communications au départ des réseaux fixes progresse et ce quelle que soit la destination des appels. Cependant, les communications nationales vers les postes fixes et les communications internationales (qui bénéficient des offres dites " illimitées " incluses dans la majorité des forfaits multiplay) sont privilégiées. Ainsi, 39% des communications nationales et surtout 57% des minutes des appels vers l’international sont désormais émises au départ d’abonnements IP. La part des minutes de communications fixe vers mobiles émises en IP n’est que de 15%.

Notes :

  • le volume de trafic au départ des postes fixes prend en compte les communications au départ des téléphones fixes, des publiphones et des cartes prépayées.
  • les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de l’Autorité

Le volume total des minutes de communications émises depuis les lignes fixes (communications, publiphonie et cartes prépayées) est soumis à de fortes variations saisonnières. Il est, avec 27,9 milliards de minutes au quatrième trimestre 2007, supérieur de presque 4 milliards de minutes à celui du précédent trimestre. Corrigé des variations saisonnières, le volume global du trafic fixe s’était stabilisé depuis trois ans. Le niveau du quatrième trimestre, en nette croissance, semble mettre fin à cette période.

2.1.3 Les cartes téléphoniques fixes et la publiphonie

Le nombre de publiphones en service poursuit sa baisse régulière depuis plus de deux ans et ce à un rythme de 10 000 par an (soit une baisse de 5,9% sur un an au quatrième trimestre). Le recul du revenu et du volume de communications générés par cette activité est encore plus accentué (respectivement -30,3% et -9,5% sur la même période).

2.2 Internet sur réseau fixe

Les accès haut débit prédominent très largement sur le marché des accès Internet. Ils représentent 15,6 millions d’abonnements sur les 17,1 millions que totalise le marché de l’accès à internet à la fin de l’année 2007 (soit 91,2%) et leur croissance se maintient à un niveau élevé au quatrième trimestre 2007 (+22,5% sur un an). En un an, près de trois millions d’abonnements haut débit supplémentaires ont ainsi été souscrits.

Le revenu des accès Internet à haut débit, avec 1,1 milliard d’euros, a augmenté de 25,8% sur un an au quatrième trimestre 2007 et il représente 91,1% de l’ensemble des revenus Internet. La facture moyenne d’un abonnement Internet à haut débit est de 23,9 euros HT par mois et elle varie peu (+1,5% sur un an au quatrième trimestre 2007).

L’Internet bas débit est en décroissance sur un rythme supérieur à 40% sur un an à la fois en nombre d’accès en service, en volume de connexions et en revenu généré. La facture moyenne d’un abonnement bas débit s’établit à 7,8 euros HT par mois et a diminué de 8,5% sur un an au quatrième trimestre 2007.

Note : un décalage temporel peut exister entre la livraison d’une offre sur le marché de gros (dégroupage ou bitstream) et sa comptabilisation sur le marché de détail. Le rapprochement des données relatives à ces différents marchés peut refléter ce décalage.

Note : La rubrique " autres services Internet " correspond aux revenus annexes des FAI tels que l’hébergement de sites ou les revenus de la publicité en ligne. Les recettes liées à la vente et location de terminaux sont intégrées à la rubrique " vente et location de terminaux des opérateurs fixes et Internet ".

2.3 La télévision par xDSL

Le nombre d’abonnements à un service de télévision via la technologie xDSL atteint 4,5 millions à la fin du quatrième trimestre 2007, contre 2,6 millions un an auparavant.

Note : Cet indicateur couvre les abonnements "éligibles" à un service de télévision, c’est à dire que les abonnés ont la possibilité d’activer ce service et ce, quel que soit le nombre de chaînes accessibles et quelle que soit la formule tarifaire. Sont comptabilisés les abonnements souscrits isolément ou dans le cadre d’un abonnement de type "multiplay" qui intègre l’accès à un ou plusieurs services en plus de la télévision (Internet, service de téléphonie).

2.4 La téléphonie mobile

2.4.1 Abonnements

Le nombre de clients à un service de téléphonie mobile est de 55,3 millions à la fin de l’année 2007. Les deux tiers de ces clients (65,6%) sont positionnés sur des formules forfaitaires.

La croissance annuelle du nombre de clients de la téléphonie mobile atteint +7,1% sur un an au quatrième trimestre 2007. Cette croissance s’est maintenue sur un niveau élevé de l’ordre de 7% tout au long de l’année 2007, mais elle se situe en léger retrait par rapport à celle enregistrée au cours des deux années précédentes (7,5% à 8% de croissance annuelle).

La période de fin d’année correspond à un pic saisonnier dans l’utilisation des services multimédias (accès à des services de type "Internet mobiles", envoi de MMS,…). Presque un tiers des clients (17,2 millions) a utilisé les services multimédia au quatrième trimestre 2007 (+14,0% sur un an).

La nouvelle procédure de portabilité des numéros mobiles mise en place à partir du 21 mai 2007 à entrainé une importante réduction du délai nécessaire à l’opération de portage (moins de 10 jours contre deux mois auparavant). Cette évolution s’est traduite par une forte augmentation du nombre de numéros mobiles portés d’un opérateur à un autre au cours d’un trimestre. Au quatrième trimestre 2007, le nombre de numéros portés (327 000) a plus que doublé par rapport au quatrième trimestre 2006.

Notes :

- Le parc actif multimédia est défini par l'ensemble des clients (abonnés ou prépayés) qui ont utilisé au moins une fois sur le dernier mois un service multimédia de type Wap ; i-Mode ; MMS ; e-mail (l'envoi d'un SMS ne rentre pas dans le périmètre de cette définition), et ce, quelle que soit la technologie support (CSD, GPRS, UMTS...). Champ : Métropole et DOM.

- Le nombre de numéros portés est défini comme le nombre de portages effectifs (numéros activés chez l'opérateur receveur) réalisés au cours du trimestre correspondant. Champ : Métropole et DOM.

2.4.2 Revenus et indicateurs de volumes

Le revenu des services mobiles (téléphonie et transport de donnée) atteint 4,6 milliards d’euros et progresse de 6,4% sur un an au quatrième trimestre 2007. Le rythme de croissance annuel du revenu des services mobiles, de l’ordre de 5% à 6% par trimestre en 2007, est légèrement supérieur à celui de l’année 2006. Les taux de croissance annuels relevés les années précédentes étaient cependant nettement plus soutenus (de l’ordre de 8 à 10% durant l’année 2005).

Le revenu des services de transport de données sur réseau mobile (services de messagerie interpersonnelle, services d’accès à l’Internet mobile et services multimédias) représente 707 millions d’euros au quatrième trimestre 2007. La contribution de ces revenus à l’ensemble des revenus des services mobiles, est en progression (15,5% au quatrième trimestre 2007 contre 13,5% un an plus tôt).

La croissance du revenu lié à ces usages " non voix " des téléphones mobiles est forte : 13,9% sur un an pour les services de messagerie interpersonnelle et 36,3% sur un an pour les accès à Internet mobile et aux services multimédias. La croissance du revenu des communications vocales mobiles n’est que de 4,0% sur un an.

Le volume de trafic au départ des mobiles représente 25,9 milliards de minutes au quatrième trimestre 2007. Après avoir connu une croissance de l’ordre de 15% durant toute l’année 2006, le rythme de croissance annuelle du trafic au départ des mobiles s’est nettement ralenti tout au long de l’année 2007. Le taux de croissance annuel est ainsi passé de 8,6% au premier trimestre 2007, à 6,6% au deuxième trimestre, à 4,6% au troisième trimestre et à 3,9% au quatrième trimestre.

Ce ralentissement du volume de trafic est essentiellement lié à la décélération, continue depuis plus d’un an, de la croissance du volume des communications échangées entre les mobiles d’un même réseau (communications " on-net ") qui représentent plus de la moitié du volume de trafic émis au départ des mobiles. Le taux de croissance annuel du trafic on-net qui était de 30,8% sur un an au début de l’année 2006, et de 8,2% au début de l’année 2007 a continué de baisser au cours de l’année et n’est que de 2,8% au quatrième trimestre 2007.

La croissance du volume des communications mobiles à destination des réseaux mobiles tiers bien que plus soutenue a également connu un certain ralentissement en 2007. Leur croissance qui était rapide au début de l’année (22,6% sur un an au premier trimestre) n’est plus que de 8,6% sur un an au quatrième trimestre.

Le volume des communications mobiles vers les téléphones fixes est en baisse depuis le début de l’année 2005. Cependant, cette baisse a été progressivement freinée tout au long de l’année 2007 et semble enrayée en fin d’année (-0,1% sur un an au quatrième trimestre).

(les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de l’Autorité)

Le nombre de messages interpersonnels (SMS et MMS) est particulièrement élevé au quatrième trimestre 2007 avec 5,5 milliards de messages interpersonnels envoyés contre 4,2 milliards au quatrième trimestre 2006 soit une progression de 32,5% sur un an.

En moyenne, un client des opérateurs mobiles envoi 34 SMS par mois soit 7 SMS de plus qu’il y a un an (+24,5%). L’usage des SMS est deux fois plus important pour un client disposant d’un abonnement forfaitaire que pour un client utilisant une carte prépayée (respectivement 40 et 20 SMS envoyés par mois).

(les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de l’Autorité)

2.5 Les autres composantes du marché

2.5.1 Les services à valeur ajoutée (hors services de renseignements)

Le revenu des services à valeur ajoutée, avec 629 millions d’euros au quatrième trimestre 2007, est en hausse de 3,4% par rapport au quatrième trimestre 2006.

Les services de type " voix et télématique " représentent encore plus de 80% de ce revenu, mais la part du revenu issu des services de type " données " s’accroît (17,4% au quatrième trimestre 2007 contre 12,4% un an auparavant).

Au cours du trimestre, 1,3 milliard d’appels ont été émis vers les services " voix et télématique, dont 1,1 milliard en provenance des postes fixes.

* Ils correspondent à l’ensemble des sommes facturées par les opérateurs aux clients, y compris les sommes reversées par les opérateurs aux sociétés fournisseurs de services. Les services à valeur ajoutée de type "donnée " incluent par exemple : services kiosque "Gallery", services d’alerte, de "chat", services de type météo, jeux télévisés, astrologie, téléchargement de sonneries, etc…

2.5.2 Les services de renseignements

Le revenu des services de renseignements téléphoniques (41 millions d’euros), progresse de 1,9% sur un an au quatrième trimestre 2007.

Le nombre d’appels vers les numéros de services de renseignements est en baisse. Avec 33 millions d’appels émis au quatrième trimestre 2007, ce repli est de 14,5% sur un an, ce qui correspond à plus de 5 millions d’appels en moins par rapport au quatrième trimestre 2006.

Le volume des appels vers les services de renseignements représente 72 millions de minutes au quatrième trimestre 2007. Les deux-tiers de ces minutes proviennent d’appels émis depuis des téléphones mobiles.

Note : Sont considérés comme services de renseignements : les numéros de type 118xyz en service depuis novembre 2005 et les numéros court donnant accès à des services de renseignement de type annuaire inversé (3288, 3217, 3200) ou annuaire international (3212).

2.5.3 Les liaisons louées et le transport de données (opérateurs fixes)

Note : le revenu des liaisons louées peut comporter des doubles comptes dans la mesure où y sont comptabilisées les ventes d’opérateur à opérateur. Ces ventes peuvent représenter jusqu’à 29% du total du revenu des liaisons louées.

2.5.4 Les services d’hébergement et de gestion de centres d’appels



.

2.5.5 Les terminaux et équipements

Le revenu des ventes et location de terminaux représente 817 millions d’euros au quatrième trimestre 2007 et est en nette augmentation (+23,0% sur un an). Outre un important effet saisonnier dû aux ventes de fin d’année qui bénéficie principalement aux opérateurs mobiles, le revenu des ventes des opérateurs mobiles (603 millions d’euros soit 74% des revenus de la vente de terminaux) a bondi de 28,6% en un an.

Note : Le revenu des coffrets et terminaux inclut les commissions aux distributeurs.

2.6 Les indicateurs de consommation moyenne mensuelle

La facture mensuelle moyenne par ligne fixe est calculée en divisant le revenu des communications depuis les lignes fixes (revenus de l’accès et des communications téléphoniques et Internet) pour le trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N rapporté au mois. (LIRE ENCADRE SUR LA NOTION DE " LIGNE " EN PAGE 31)

La facture mensuelle moyenne par client des opérateurs mobiles est calculée en divisant le revenu de la téléphonie mobile (revenus voix et données, y compris roaming out, hors revenu des appels entrants) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois. Cet indicateur, qui n’intègre pas les revenus de l’interconnexion, ni ceux des services avancés, est distinct de l’indicateur traditionnel de revenu moyen par client (ARPU).

Le volume de trafic mensuel moyen par ligne fixe est calculé en divisant le volume de trafic (RTC et IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen par client des opérateurs mobiles est calculé en divisant le volume de la téléphonie mobile (y compris roaming out) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

Le nombre de SMS moyen par client, est calculé en divisant le nombre de SMS du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

La facture mensuelle moyenne par abonnement RTC est calculée en divisant le revenu des abonnements et des communications depuis les lignes fixes sur le RTC (c’est à dire hors revenus VoIP), pour le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre N rapporté au mois.

La facture mensuelle moyenne par abonnement à un service de téléphonie sur accès IP est calculée en divisant le seul revenu des communications IP facturées (c’est à dire hors forfaits de type multiplay) sur le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre N rapporté au mois.

La facture mensuelle moyenne par abonnement à Internet bas débit (respectivement haut débit) est calculée en divisant le revenu des accès bas débit (respectivement haut débit) à Internet du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen RTC (respectivement IP) est calculé en divisant le volume de trafic en RTC (respectivement en IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements au service téléphonique RTC (respectivement IP) du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen par abonnement à Internet bas débit est calculé en divisant le volume de trafic Internet bas débit du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements à Internet bas débit du trimestre N rapporté au mois.

Parc moyen de clients du trimestre N : [(parc total de clients à la fin du trimestre N + parc total de clients à la fin du trimestre N-1) / 2]

Précisions relatives aux indicateurs de facture et de volume mensuel moyen

Avec le développement de la voix sur large bande comme " seconde ligne ", le revenu moyen par abonnement perd de son sens. En effet de nombreux foyers disposent maintenant d’un deuxième abonnement au service téléphonique généralement sur IP, mais le volume de leur consommation ne double pas pour autant. Dès lors le trafic moyen et la facture moyenne par abonnement baissent mécaniquement. Pour permettre un suivi plus pertinent des indicateurs reflétant la consommation et la dépense moyenne des clients, la notion de " ligne " est introduite.

Jusqu’en 2004, les termes " ligne " et " abonnement " étaient employés indifféremment pour désigner le nombre de souscriptions au service téléphonique.

Pour la téléphonie sur ligne analogique, un abonnement correspondait à une ligne fixe. Par convention, dans le cas des lignes numériques, on comptabilisait autant de lignes fixes que d’abonnements au service téléphonique, soit 2 pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès primaires. En pratique, l’entreprise cliente s’acquitte du montant de l’abonnement téléphonique mensuel autant de fois qu’elle a souscrit d’abonnements, 2 pour un accès de base et jusqu’à 30 pour un accès primaire. Cette convention est conservée.

Avec la mise en œuvre de la voix sur large bande, les opérateurs peuvent commercialiser le service téléphonique (en IP) sur un accès analogique qui fournit déjà le service téléphonique par le RTC. Pour faciliter les comparaisons au fil du temps, on définit un indicateur du nombre de " lignes " comme :

- pour les accès numériques : le nombre d’abonnements au service téléphonique, soit 2 pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès primaires ;

- pour les accès analogique :

  • les abonnements RTC ;
  • les abonnements sur ligne xdsl sans abonnement RTC ;

- pour les abonnements au service téléphonique par le câble, l’abonnement.

En ce qui concerne les revenus, le nombre de forfaits multi services ne cesse de progresser. Ils incluent la possibilité de téléphoner, en illimité, vers les fixes nationaux et certaines destinations à l’international sans facturation supplémentaire. Dès lors la facture est de plus en plus globalisée, indépendante du volume de communications (à l’instar de ce qui se fait sur le mobile). L’accès à internet et la téléphonie sont de plus en plus indissociables.

La facture moyenne par ligne reflète ce que le client paye par mois pour les services de téléphonie et Internet. Les revenus pris en compte sont :

- les revenus de l’accès des abonnements et des services supplémentaires ;

- les revenus des communications au départ des postes fixes, y compris le revenu du trafic en IP facturé en supplément du forfait multiplay ;

- les revenus de l’accès Internet bas débit et de l’accès à Internet haut débit.

Ne sont pas comptabilisés :

- les revenus de la publiphonie et des cartes ;

- les revenus des autres services liés à l’accès à Internet, qui correspondent aux revenus des FAI pour la publicité en ligne et aux commissions versées aux FAI liées au commerce en ligne ;

- les revenus des services à valeur ajoutés et services de renseignements.

Facture moyenne et volume moyen par client, ARPU eu AUPU, quels sont les différences ?

L’Observatoire des marchés publie des indicateurs de facture moyenne mensuelle par abonnement pour la téléphonie fixe, la téléphonie mobile et internet. Ils correspondent aux sommes facturées, en moyenne, par l’opérateur au client pour l’abonnement et les communications (voix et données). Plus précisément, les revenus correspondant à l’interconnexion (appels entrants) ne sont pas pris en compte. Ces indicateurs sont différents des revenus moyen par client ou ARPU (Average Revenue Per User) qui correspondent généralement aux revenus des opérateurs pour l’ensemble des recettes liées à l’utilisation des réseaux. Par exemple, pour les opérateurs mobiles, l’ARPU comprend : les revenus des appels sortants, des services de données, des services à valeur ajoutée ET les revenus des appels entrants (interconnexion). Selon les opérateurs, il comprend ou pas les revenus du roaming.

De même, l’Observatoire publie des indicateurs de trafic mensuel moyen sortant par client représentatifs de l’usage par les consommateurs de leur téléphone.

Par analogie avec l’ARPU, un indicateur de trafic moyen par client ou AUPU (Average Usage Per User) est employé par certains cabinets financiers et par les opérateurs ; il incorpore tout ou partie des appels entrants pour disposer d’une assiette de volume qui soit comparable à celle utilisée pour l’ARPU. Il ne représente pas la consommation moyenne par client et constitue plutôt un indicateur de volume d’activité de l’opérateur par client.

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