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Observatoire / Observatoire des marchés

Le marché des services de télécommunications en France au 2ème trimestre 2008

Dernière mise à jour le 30 octobre 2008
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Introduction

Au deuxième trimestre 2008, le revenu des opérateurs de communications électroniques sur le marché final s’élève à 10,9 milliards d’euros. Les prestations d’interconnexion et les ventes réalisées sur le marché de gros entre opérateurs ont généré 2,1 milliards d’euros de revenu supplémentaire au cours du trimestre.

Le revenu des seuls services de communications électroniques sur le marché final, c’est à dire hors les revenus annexes des opérateurs tels que ceux des ventes de terminaux, d’annuaires, de publicité, d’hébergement ou de gestion de centre d’appels…, est de 10,1 milliards d’euros au deuxième trimestre 2008, soit une augmentation de 3,9% sur un an.

Le trafic des services de téléphonie fixe et mobile représente 53,1 milliards de minutes au deuxième trimestre 2008, et ce volume progresse de 4,0% sur un an.

Services fixes (téléphonie fixe et Internet)

Le nombre d’abonnements à un service téléphonique est de 40,0 millions à la fin du deuxième trimestre 2008. Sur un an, ce nombre augmente de 2,9% grâce au développement de la téléphonie sur large bande qui, avec 12,5 millions d’abonnements à la fin du deuxième trimestre 2008, représente désormais près d’un tiers (31,3%) de l’ensemble des abonnements téléphoniques. Cependant, le nombre d’abonnements téléphoniques sur large bande ne s’est accru que de 0,6 million au cours du deuxième trimestre 2008, contre environ un million au cours des six trimestres précédents. Parallèlement, le nombre d’abonnements téléphoniques sur des accès bas débit (27,5 millions à la fin du trimestre) recule de 2,7 millions sur un an.

La proportion de lignes fixes supportant uniquement un abonnement téléphonique " classique " sur le RTC, encore majoritaire, diminue. Elle n’est plus que de 64% à la fin du deuxième trimestre contre 75% il y a un an. A l’inverse, un nombre croissant de lignes disposent, en complément ou en substitution de l’abonnement RTC, d’un abonnement à une offre de voix sur IP. Les offres de voix sur IP venant se substituer à un abonnement RTC, construites par les opérateurs (aussi bien les opérateurs alternatifs que l’opérateur historique) sur des lignes en dégroupage total ou en "ADSL nu", se développent. Ainsi, 21% des lignes fixes ne supportent qu’un abonnement à un service téléphonique sur IP en juin 2008 contre 12% un an auparavant. Le nombre de souscriptions à des offres de téléphonie sur IP venant en complément de l’abonnement RTC progresse également mais à un rythme moins dynamique. Ceci se traduit par un léger accroissement de la proportion des lignes sur lesquelles coexistent deux abonnements téléphoniques, un sur le RTC et un sur IP : elle est de 16% à la fin du deuxième trimestre 2008 contre 14% un an plus tôt.

Le revenu directement attribuable à la téléphonie fixe (revenu des abonnements et des communications) est de près de 2,7 milliards d’euros au deuxième trimestre 2008 et recule de 1,9% sur un an. La composante " abonnement ", avec 1,5 milliard d’euros, représente désormais près de 58% de ce revenu. Elle est, malgré la baisse du nombre d’abonnements téléphonique sur le RTC, équilibrée (+0,3% sur un an au deuxième trimestre 2008) notamment par la hausse du tarif de l’abonnement téléphonique intervenue en juillet 2007. La part du revenu issue des communications téléphoniques (hors publiphonie et cartes) continue de se réduire. Avec 1,1 milliard d’euros au deuxième trimestre 2008, le revenu des communications est en recul de 3,4% sur un an.

Le trafic au départ des postes fixes (hors publiphonie et cartes) atteint 26,7 milliards de minutes au deuxième trimestre 2008, et progresse de 5,4% sur un an grâce à la très forte progression du trafic IP (+47,6% sur un an).

Les communications IP, avec 11,4 milliards de minutes, représentent désormais 42% de l’ensemble du trafic émis au départ des postes fixes (contre 30% un an auparavant). La place prise par la téléphonie IP est même nettement majoritaire pour les communications internationales (63% de minutes IP au deuxième trimestre 2008). Elle est aussi conséquente pour les communications nationales vers les postes fixes (44% de minutes IP). Par contre, seulement 18% des minutes des communications fixes vers mobiles sont émises en IP.

La consommation mensuelle moyenne d’un service de téléphonie sur IP est supérieure de deux heures à celle d’un service de téléphonie sur le RTC (respectivement 5h10 et 3h05 de communications par abonné et par mois au deuxième trimestre 2008).

Le nombre d’abonnements à Internet atteint 17,8 millions à la fin du deuxième trimestre 2008 parmi lesquels 93,3% (soit 16,6 millions) d’accès à haut débit. Le nombre d’accès Internet haut débit s’est accru de 2,5 millions (+17,4%) en un an. Cette évolution marque un ralentissement par rapport à celle observée un an plus tôt (accroissement de 3 millions à la fin du deuxième trimestre 2007.

En juin 2008, un tiers des abonnements Internet s’appuie sur du dégroupage (5,9 millions à la fin du deuxième trimestre 2008), et majoritairement sur des lignes en dégroupage total (4,3 millions).

Le revenu Internet augmente de 13,0% sur un an au deuxième trimestre 2008. Il s’élève à 1,3 milliard d’euros, dont 1,2 milliard attribuable aux accès à haut débit. Le revenu des accès bas débit décroit sur un rythme annuel supérieur à 40% et est désormais marginal (2,3% des revenus Internet).

Téléphonie mobile

Le nombre de clients à la téléphonie mobile en France est de 56,0 millions à la fin du deuxième trimestre 2008. Un peu plus des deux tiers (67%) de ces clients sont positionnés sur une formule d’abonnement forfaitaire. La croissance du nombre de clients atteint 6,6% sur un an au deuxième trimestre 2008, soit 3,5 millions de clients supplémentaires. Ce rythme de croissance se situe à un niveau comparable à celui observé depuis le début de l’année 2007.

Les services de type multimédia mobile (accès à l’Internet mobile, envoi de MMS) ont été utilisés par près de 17 millions de clients au cours du trimestre. L’accès à ces services s’effectue de plus en plus grâce aux terminaux et réseaux mobiles de troisième génération (3G). Ainsi, le nombre d’utilisateurs actifs des services 3G (voix, visiophonie, télévision mobile, transferts de données…) atteint 7,6 millions à la fin du deuxième trimestre 2008, ce qui correspond à 14% des clients des opérateurs mobiles. En un an, ce nombre a augmenté de près de trois millions (+61,3%).

Le nombre de numéros portés s’élève à 301 000 au deuxième trimestre 2008, soit un quasi doublement par rapport au deuxième trimestre 2007.

Le revenu des services mobiles (téléphonie et transport de données) s’élève à 4,6 milliards d’euros au deuxième trimestre 2008. Le rythme de croissance annuelle de ce revenu reste relativement élevé et se maintient autour de 5 à 6% depuis le début de l’année 2006 (+5,9% au deuxième trimestre 2008). Avec 728 millions d’euros au deuxième trimestre 2008, le revenu des services de transport de données représente une part croissante du revenu des services mobiles et connait un rythme de progression nettement plus rapide que celui de la téléphonie mobile (respectivement +21,5% et +3,4% sur un an).

Le trafic de la téléphonie mobile représente 26 milliards de minutes au deuxième trimestre 2008. Après des taux de progression annuels élevés en 2006 (de l’ordre de +15% sur un an), ce trafic a connu tout au long de l’année 2007 un tassement continu et régulier pour, à partir du quatrième trimestre 2007, se stabiliser sur un rythme de croissance annuelle d’environ 4% (+3,5% sur un an au deuxième trimestre 2008).

Le trafic échangé entre mobiles d’un même réseau (trafic " on-net ") enregistre depuis un an une stabilisation autour de 3 à 4% de croissance annuelle (+3,0% sur un an au deuxième trimestre 2008). La croissance du trafic à destination des réseaux mobiles tiers ralentit depuis le début de l’année 2007 (+6,5% au deuxième trimestre 2008). Le volume des communications vers les postes fixes tend à se stabiliser sur les trois derniers trimestres
(-0,6% sur un an au deuxième trimestre 2008).

Le nombre de messages interpersonnels émis au cours du deuxième trimestre 2008 s’élève à 7,8 milliards. Pour le troisième trimestre consécutif, le volume de messages s’accroît très fortement par rapport au trimestre précédent, portant la croissance annuelle à 75,2%. Le nombre de SMS envoyé en moyenne par mois par un client atteint 46 SMS au deuxième trimestre 2008, contre 28 un an auparavant.

Les autres composantes du marché

Le revenu des services à valeur ajoutée s’élève à 614 millions d’euros au deuxième trimestre 2008, il évolue peu depuis deux ans. Le revenu des services " voix et télématique " (75% du revenu des services à valeur ajoutée au deuxième trimestre 2008) recule tandis que le revenu des services de données (25% du revenu des services à valeur ajoutée) s’accroît vivement (+34,4%).

L’activité des services de renseignements est en repli. Le nombre d’appels à destination des services de renseignements s’est érodé depuis deux ans. Au deuxième trimestre 2008, 31 millions d’appels ont été émis, soit 4 millions d’appels de moins qu’il y a un an. Le revenu généré par l’activité des services de renseignements (39 millions d’euros au deuxième trimestre 2008) est en repli de 7,8% sur un an au deuxième trimestre.

 

Note : D’éventuelles révisions des données pour un trimestre d’une publication à l’autre s’expliquent par des corrections apportées par les opérateurs dans leur déclaration. Les écarts susceptibles d’exister entre les croissances annuelles en % et les niveaux affichés sont liés aux arrondis.

1. Le marché des communications électroniques

1.1 Le marché des clients finals

Le revenu des services de communications électroniques vendus par les opérateurs sur le marché final (hors revenus annexes des opérateurs) atteint 10,1 milliards d’euros au deuxième trimestre 2008. Sur un an, la progression de ce revenu est de 3,9%.

Le revenu des services sur les réseaux fixes (téléphonie fixe et Internet) est de près de 4 milliards d’euros au deuxième trimestre 2008 et progresse de 2,5% sur an.

Le revenu directement attribuable à la téléphonie fixe (revenu des abonnements et des communications), en repli depuis plusieurs années, baisse de 1,9% sur un an. Il est de 2,7 milliards d’euros au deuxième trimestre 2008. A l’inverse, le revenu des services Internet est en croissance continue (+13,0% sur un an au deuxième trimestre 2008) mais le rythme de cette croissance, qui atteignait 27,5% il y a un an, s’est depuis progressivement ralenti.

Le revenu des services mobiles, qui connaît une croissance régulière de 5 à 6 % depuis deux ans (+5,9% sur un an au deuxième trimestre 2008), s’élève à 4,6 milliards d’euros, soit 46,0% de l’ensemble du revenu des services de communications électroniques.

Le volume des services " voix " (sur réseau fixe et mobile) s’élève à 53,1 milliards de minutes au deuxième trimestre 2008 et est en hausse de 4,0% sur un an.

Le volume des communications émises au départ des postes fixe (27,1 milliards de minutes au deuxième trimestre 2008) s’est accru de 4,5% sur un an grâce à l’expansion rapide de la téléphonie sur IP, qui représente désormais 42% du volume des minutes au départ des postes fixes contre 30% il y a un an.

Le trafic de la téléphonie mobile est de près de 26 milliards de minutes au deuxième trimestre 2008. La croissance du trafic mobile se maintient, en rythme annuel, à environ 4% depuis le dernier trimestre de l’année 2007.

Les volumes Internet bas débit diminuent depuis plusieurs années. La baisse atteint 39,5% sur un an au deuxième trimestre 2008.

Le nombre de SMS envoyés au cours d’un trimestre est en très forte croissance depuis trois trimestres consécutifs. Il s’élève au deuxième trimestre 2008 à 7,7 milliards de messages, soit 3,3 milliards de plus qu’un an auparavant.

Précisions sur le segment " services fixes "

Le segment fixe se compose de la téléphonie fixe et d’Internet. La segmentation pratiquée dans les publications de l’observatoire rattache, par convention, l’ensemble des revenus des offres multi services à l’Internet et ne rattache aux revenus de la téléphonie fixe que les revenus qui lui sont directement attribuables. L’indicateur lié aux revenus directement attribuables aux services de téléphonie fixe couvre le revenu des frais d’accès et abonnements au service téléphonique (RTC et VoIP lorsqu’elle est facturée indépendamment du service Internet), le revenu des communications depuis les lignes fixes explicitement facturées (RTC et VoIP facturés en supplément des forfaits multiplay), le revenu de la publiphonie et des cartes. L’accès à un service de voix sur IP et les communications en IP, lorsqu’ils sont inclus dans la facturation du forfait Internet haut débit, ne sont donc pas valorisés dans cet indicateur : ils sont inclus dans l’indicateur " revenu de l’accès à Internet haut débit " et, à un niveau plus agrégé, dans l’indicateur " revenu Internet ".

1.2 Le marché intermédiaire : services d’interconnexion et marché de gros

1.2.1 Le marché total

Le revenu des opérateurs de réseaux fixes sur le marché intermédiaire est de 1,1 milliard d’euros au deuxième trimestre 2008. Il augmente de 4,4% sur un an grâce notamment à la croissance du revenu des prestations de gros d’accès haut débit (dégroupage, offres de gros de type bitstream…) qui atteint 432 millions d’euros sur le trimestre (+17,5% sur un an).

L’apport des recettes de l’offre de vente en gros de l’abonnement (VGA) contribue à stabiliser le revenu des prestations d’interconnexion liées au service téléphonique qui atteint 707 millions d’euros au deuxième trimestre 2008.

Parallèlement, le trafic d’interconnexion des opérateurs fixes recule de 12,5% sur un an, alors même que le marché de détail est orienté à la hausse (trafic fixe national et mobile vers fixe). La consolidation du marché fixe (fusion entre Neuf Télécom et Cegetel) amorcée courant 2007, est probablement à l’origine de cette évolution.

Le volume de minutes d’interconnexion des opérateurs mobiles augmente de 7,4% sur un an au deuxième trimestre 2008. En raison de la baisse du tarif de gros de la terminaison d’appels mobiles, intervenue au 1er janvier 2008 (baisses de 13% pour Orange France et SFR et de 8% pour Bouygues Telecom), le revenu généré par les prestations d’interconnexion (voix et données) des opérateurs mobiles (993 millions d’euros au deuxième trimestre 2008) diminue de 4,1% sur un an.

Les revenus et volumes des services d’interconnexion Internet bas débit sont marginaux et diminuent de façon rapide, sur un rythme annuel supérieur à 40%.

Notes :

- L’interconnexion est l’ensemble des services offerts entre opérateurs résultant d’accords dits d’interconnexion. En cas de rapprochements ou de concentration d’entreprises, une partie des flux entre entreprises disparaît ce qui peut expliquer des baisses entre deux trimestres.

- Les revenus et les volumes de l’interconnexion ne sont pas établis sur les mêmes périmètres, ce qui rend un rapprochement entre ces deux indicateurs inapproprié pour une estimation de prix moyen (les revenus d’interconnexion incorporent des revenus fixes tels que les paiements au titre des liaisons de raccordement ainsi que des prestations entre opérateurs).

- L’attention du lecteur est attirée sur le fait que les chiffres de l’interconnexion ci-dessus peuvent ne pas être exempts de double comptes, notamment sur le champ des opérateurs fixes.

- Les prestations de gros d’accès haut débit comprennent le revenu du dégroupage et des prestations du " bitstream" ou équivalentes au bitstream.

Le nombre de lignes dégroupées est de 5,9 millions à la fin du deuxième trimestre 2008 ce qui représente 17,0% de l’ensemble des lignes fixes. Trois lignes dégroupées sur quatre (soit 4,3 millions) sont désormais des lignes totalement dégroupées et leur nombre s’est accru de 1,4 million en un an. Le dégroupage total affiche toujours un rythme de croissance soutenu (+48,3% sur un an au deuxième trimestre 2008.

Le nombre de lignes partiellement dégroupées (1,5 million de lignes à la fin du deuxième trimestre 2008) est en repli depuis deux ans.

Le nombre de lignes en " ADSL nu " achetées à l’opérateur historique par les opérateurs alternatifs est de 1,1 million à la fin du mois de juin 2008. Le volume de ces achats a augmenté de près de 75% sur un an.

1.2.2 Interconnexion internationale entrante

Le revenu des opérateurs au titre des prestations d’interconnexion internationale entrante est de 143 millions d’euros au deuxième trimestre 2008. Le volume du trafic venant de l’étranger et se terminant sur les réseaux fixes français est en légère diminution (-2,3% sur un an au deuxième trimestre 2008) tandis que celui qui se termine sur les réseaux mobiles français augmente de 15,7% sur un an.

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(1) Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1)

1.2.3 Roaming-in des opérateurs mobiles

Note : Le roaming-in correspond à la prise en charge par un opérateur mobile français des appels reçus et émis en France par les clients des opérateurs mobiles étrangers. Le revenu correspond à des reversements entre opérateurs. Le rapport revenu/volume ne correspond à aucun tarif et en particulier pas à un tarif facturé au client.

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(2) Ce segment de marché est un sous ensemble du marché total (cf. 1.2.1)

2. Les différents segments de marché

2.1 Les services sur réseaux fixes : segmentation par débit

Le revenu des services à haut débit (téléphonie fixe sur large bande et Internet à haut débit) progresse de 20,4% sur un an au deuxième trimestre 2008. Ils représentent désormais 37,1% du revenu des services offerts sur les réseaux fixes. Le revenu des services bas débit sur réseaux fixes (téléphonie sur le RTC, Internet bas débit) est en repli de 5,0% sur la même période, de même que les autres revenus tels que publiphonie, cartes et revenus annexes de l’accès Internet, en baisse de 16,0%.

2.2 La téléphonie fixe

2.2.1 L’accès, les abonnements et les lignes fixes

Le nombre d’abonnements au service téléphonique est de 40 millions à la fin du deuxième trimestre 2008. La croissance annuelle du nombre d’abonnements téléphonique (2,9% au deuxième trimestre 2008) repose entièrement sur le développement des services de voix sur large bande (VLB).

Le nombre d’abonnements à un service de téléphonie sur large bande (abonnements IP DSL ou sur le câble) croît de 43,9% sur un an et atteint 12,5 millions à la fin du deuxième trimestre 2008, soit près d’un tiers des abonnements téléphoniques. Cependant, ce nombre ne s’est accru que de 0,6 million au cours du deuxième trimestre 2008, contre un million au cours des trois trimestres précédents.

Le nombre d’abonnements sur des accès bas débit (sur lignes analogiques ou numériques et sur le câble) diminue depuis plus de trois ans. Avec 27,5 millions d’abonnements à la fin du deuxième trimestre 2008, ce recul est de 2,7 millions sur un an.

Issus de l’offre de vente en gros de l’abonnement téléphonique (VGA), 820 000 abonnements au service téléphonique sur le RTC (soit 3,0% de ces abonnements) sont désormais directement facturés aux clients par un opérateur alternatif.

Note :

-Abonnement au service téléphonique en IP sur lignes xdsl sans abonnement RTC : Abonnement au service téléphonique sur des lignes dont les fréquences basses ne sont pas utilisées comme support à un service de voix (ni par l’opérateur historique ni par un opérateur alternatif). C’est le cas des offres à un service de voix sur large bande issues du dégroupage total et des offres de types " ADSL nu ".

-Abonnement au service téléphonique en IP sur lignes xdsl avec abonnement RTC : Abonnement au service téléphonique sur des lignes dont les fréquences basses sont également utilisées comme support à un service de voix, en RTC. C’est le cas des offres de téléphonie issues du dégroupage partiel et du "bitstream" hors " ADSL nu ".

Si une majorité (64% à la fin du deuxième trimestre 2008) des lignes téléphoniques, n’héberge qu’un abonnement à la téléphonie " classique " sur le RTC, une part de plus en plus importante de lignes supporte désormais un service téléphonique sur IP. Ces offres de voix sur IP peuvent être élaborées par les opérateurs :

- sur des lignes en dégroupage total ou en " ADSL nu ". Le client dispose alors uniquement d’un abonnement à un service de voix sur IP et n’a plus d’abonnement téléphonique " classique " sur le RTC. La proportion de ces lignes est en augmentation constante, et représente 21% de l’ensemble des lignes fixes à la fin du deuxième trimestre 2008, contre 12% un an auparavant.

- sur des lignes en dégroupage partiel ou à partir des offres de gros de " bitstream " (hors " ADSL nu "). Dans ce cas, l’abonnement à un service de voix sur IP vient en complément d’un abonnement téléphonique RTC, lequel est conservé par l’utilisateur. La proportion de ces lignes augmente légèrement, notamment grâce au développement des offres de vente en gros de l’abonnement (VGA). A la fin du deuxième trimestre 2008, 16% des lignes en service supportent deux abonnements au service téléphonique contre 14% un an auparavant.

Précisions relatives aux indicateurs du service téléphonique sur IP

Sur la terminologie employée :

Les indicateurs du service téléphonique sur IP de la présente publication couvrent la voix sur large bande quel que soit le support (IP DSL principalement, mais aussi IP sur câble).

L’ARCEP a désigné par "voix sur large bande" les services de téléphonie fixe utilisant la technologie de la voix sur IP sur un réseau d’accès à Internet dont le débit dépasse 128 kbit/s et dont la qualité est maîtrisée par l’opérateur qui les fournit ; et par "voix sur Internet" les services de communications vocales utilisant le réseau public Internet et dont la qualité de service n’est pas maîtrisée par l’opérateur qui les fournit.

Les communications au départ des services de voix sur IP comptabilisées dans l’Observatoire correspondent à des services offerts au niveau de l’accès. Ces indicateurs ne correspondent pas à du trafic qui utiliserait le protocole IP uniquement sur le cœur de réseau.

Par ailleurs, l’Observatoire n’interroge pas les opérateurs non déclarés offrant des services de voix sur Internet de PC à PC. Ces opérateurs n’entrent pas dans le champ de l’enquête.

Sur le revenu pris en compte :

L’Observatoire distingue les communications au départ des services de téléphonie sur IP des autres communications vocales. Toutefois, alors que le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté sur le marché final, le revenu ne couvre que le trafic VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).

Au cours du deuxième trimestre 2008, 444 000 numéros ont été conservés par un "portage" entre opérateurs de téléphonie fixe. Ce nombre est en diminution de -21,1% sur un an.

 

Les offres de téléphonie basées sur la sélection du transporteur concernent 4,1 millions de clients à la fin du deuxième trimestre 2008, soit 1,7 million de moins en un an. Le recul de ces offres est continu depuis le début de l’année 2006, et tend à s’accélérer, en raison du remplacement de ces offres par des offres de la téléphonie sur IP ou par des offres incluant l’abonnement téléphonique (VGA).

Le nombre d’abonnements à la présélection (3,4 millions à la fin du deuxième trimestre 2008) diminue de 1,2 million sur un an. Ce nombre est en baisse depuis le début de l’année 2006, mais celle-ci s’effectue à un rythme plus rapide d’environ -25% depuis un an.

Le nombre d’abonnements à des offres de sélection appel par appel n’est plus que de 0,8 million d’abonnements à la fin du deuxième trimestre 2008, il diminue sur un rythme annuel élevé, entre -30 et -40 % depuis la fin de l’année 2006.

Note : le parc de sélection appel par appel ne prend en compte que les abonnements actifs, le parc de présélection ne prend en compte que les abonnements en service, net des résiliations.

Le revenu global de l’accès (1,5 milliard d’euros au deuxième trimestre 2008) est stable (+0,3% sur un an) en dépit de la baisse du nombre des abonnements téléphoniques " classiques " sur le RTC (en diminution de 9,0% sur un an au deuxième trimestre 2008) et des revenus correspondants. Le revenu de l’accès, qui représente désormais près de 58% de l’ensemble du revenu des services de téléphonie fixe, est équilibré notamment par le relèvement du tarif mensuel de l’abonnement téléphonique de France Télécom (+6,7% au 1er juillet 2007.

Note : les revenus de l’accès comprennent outre les revenus de l’accès au service téléphonique RTC, les revenus des abonnements pour l’accès à la téléphonie en IP ainsi que les revenus des services supplémentaires (présentation du numéro,…).

2.2.2 Les communications depuis les lignes fixes (hors publiphonie et cartes)

Le revenu directement attribuable aux communications téléphoniques depuis les lignes fixes est de 1,1 milliard d’euros au deuxième trimestre 2008. Ce revenu baisse de 3,4% sur un an essentiellement en raison du recul du revenu provenant des communications émises sur le RTC (en baisse de 7,6% sur un an au deuxième trimestre 2008). Le revenu des communications au départ des accès IP (136 millions d’euros au deuxième trimestre 2008) est en hausse de 43,5% sur un an. Cependant, la plupart des communications IP, étant comprises dans un forfait Internet haut débit, elles ne sont pas valorisées avec ce revenu.

Note : le revenu des communications au départ des accès en IP ne couvre que les sommes facturées par les opérateurs pour des communications en IP en supplément des forfaits multiplay. Ce montant ne comprend donc pas le montant des forfaits multiplay, ni l’accès au service téléphonique sur large bande.

Le trafic au départ des lignes fixes (trafic RTC et IP) est en hausse de 5,4% sur un an. Il atteint un volume total de 26,7 milliards de minutes au deuxième trimestre 2008.

Le volume des communications fixes nationales, qui représente plus de 80% du volume total des communications depuis les lignes fixes, continue de progresser (+5,0% sur un an au deuxième trimestre 2008). Si le volume des communications nationales émises sur le RTC est en recul (-13,5% sur un an au deuxième trimestre 2008), le volume des communications nationales émises en IP est au contraire en pleine essor (+44,6% sur un an).

Le trafic à destination de l’international augmente de 25,2% sur un an au deuxième trimestre 2008. Le développement de ce trafic est favorisé par le très fort accroissement du volume des appels internationaux émis en IP (+70,7% sur un an au deuxième trimestre 2008), alors que le trafic des appels vers l’international émis depuis le RTC diminue de 13,6% sur la même période.

Note : Le volume des communications VoIP couvre l’ensemble de ce trafic constaté sur le marché final. En revanche, le revenu ne couvre que le trafic VoIP facturé (par exemple en supplément d’un forfait multi-play).

a) Les communications par le RTC

Le volume des minutes de communications émises au départ du réseau téléphonique commuté (RTC) est de 15,4 milliards de minutes au deuxième trimestre 2008 et il diminue de 13,0% sur un an. Le revenu généré par ces communications baisse également (-7,6% sur un an).

b) Les communications en IP depuis les lignes fixes

Le volume des communications émises au départ des accès IP représente 11,4 milliards de minutes au deuxième trimestre 2008. En un an, le trafic émis en IP au départ des lignes fixes s’est accru de 47,6%. Au deuxième trimestre 2008, il représente 42,5% du volume total des minutes au départ des postes fixes contre 30,3% un an auparavant

Le développement rapide de la téléphonie IP dans le trafic émis au départ des réseaux fixes est favorisé par l’inclusion dans les forfait de type " multiplay " d’offres de téléphonie dites illimitées, notamment pour les appels vers les postes fixes nationaux et internationaux. La place de la téléphonie IP est ainsi particulièrement perceptible s’agissant des communications internationales où la proportion de trafic IP atteint 63% au deuxième trimestre 2008. Une part conséquente des communications nationales vers les postes fixes (44%) est également désormais émise en IP, tandis que seulement 18% des minutes des communications fixes vers mobiles sont émises en IP.

Notes :

  • le volume de trafic au départ des postes fixes prend en compte les communications au départ des téléphones fixes, des publiphones et des cartes prépayées.
  • les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de l’Autorité

En données corrigées des variations saisonnières (CVS), le volume du trafic au départ des postes fixes, après avoir décliné pendant plusieurs années, s’était stabilisé pendant plus de trois ans sur un niveau d’environ 26 milliards de minutes. Pour le troisième trimestre consécutif, il se situe en données désaisonnalisées, sur un niveau, plus élevé, de 27 milliards de minutes.

2.2.3 Les cartes téléphoniques fixes et la publiphonie

Le parc de publiphones en service diminue depuis trois ans d’environ 10 000 appareils par an (soit une baisse de 5,6% sur un an au deuxième trimestre 2008). Le revenu et le volume de communications correspondants baissent respectivement de -22,9% et -30,7%.

2.3 Internet sur réseau fixe

Le nombre d’abonnements à des accès Internet s’élève à 17,8 millions à la fin du deuxième trimestre 2008. Les accès haut débit représentent 93,3% des accès Internet, soit 16,6 millions. La croissance du nombre d’accès haut débit reste dynamique au deuxième trimestre 2008. En un an, 2,5 millions d’abonnements haut débit supplémentaires ont été souscrits, soit une progression de 17,4% sur un an. Cependant, cette croissance marque un ralentissement par rapport à celle observée un an plus tôt (accroissement de 3 millions à la fin du deuxième trimestre 2007).

Le revenu de l’ensemble des accès Internet est en augmentation de 13,0% sur un an au deuxième trimestre 2008 et atteint 1,3 milliard d’euros (dont 1,2 milliard d’euros attribuable aux seuls accès haut débit). La facture moyenne mensuelle d’un abonnement Internet à haut débit (qui a peu varié depuis deux années) est de 24,2 euros HT au deuxième trimestre 2008.

Le nombre d’accès Internet bas débit décline depuis plusieurs années et, avec 1,2 million à la fin du deuxième trimestre 2008, est en recul de 36,4% sur un an. La diminution du volume de minutes de connexion et du revenu généré par ces connexions bas débit est également du même ordre (environ -40% sur un an). La facture moyenne d’un abonné au bas débit est de 8,0 euros HT par mois au deuxième trimestre 2008.

Note : un décalage temporel peut exister entre la livraison d’une offre sur le marché de gros (dégroupage ou bitstream) et sa comptabilisation sur le marché de détail. Le rapprochement des données relatives à ces différents marchés peut refléter ce décalage.

Note : La rubrique " autres services Internet " correspond aux revenus annexes des FAI tels que l’hébergement de sites ou les revenus de la publicité en ligne. Les recettes liées à la vente et location de terminaux sont intégrées à la rubrique " vente et location de terminaux des opérateurs fixes et Internet ".

2.4 L’accès à Internet et à la télévision par ADSL

Le nombre d’abonnements Internet par ADSL s’élève à 15,8 millions à la fin du deuxième trimestre 2008, soit 2,4 million de plus qu’un an auparavant.

La souscription d’abonnements à un service de télévision via la technologie ADSL ralentit légèrement. Le nombre d’abonnements atteint 5,2 millions à la fin du deuxième trimestre 2008, soit une progression de 1,4 million en un an.

Note: Cet indicateur couvre les abonnements "éligibles" à un service de télévision, c’est à dire que les abonnés ont la possibilité d’activer ce service et ce quel que soit le nombre de chaînes accessibles et quelle que soit la formule tarifaire. Sont comptabilisés les abonnements souscrits isolément ou dans le cadre d’un abonnement de type "multiplay" qui intègre l’accès à un ou plusieurs services en plus de la télévision (Internet, service de téléphonie).

2.5 La téléphonie mobile

2.5.1 Abonnements

Le nombre de clients à un service de téléphonie mobile est de 56,0 millions à la fin du deuxième trimestre 2008. Un peu plus des deux tiers de ces clients (66,9%) ont choisi de souscrire à une formule d’abonnement forfaitaire.

La croissance du nombre de cartes SIM se maintient à un niveau relativement élevé (proche de 7%) depuis le début de l’année 2007. Elle est de 6,6% sur un an au deuxième trimestre 2008, ce qui représente un accroissement de 3,5 millions de clients.

 

Notes :

  • Le parc actif multimédia est défini par l'ensemble des clients (abonnés ou prépayés) qui ont utilisé au moins une fois sur le dernier mois un service multimédia de type Wap ; i-Mode ; MMS ; e-mail (l'envoi d'un SMS ne rentre pas dans le périmètre de cette définition), et ce, quelle que soit la technologie support (CSD, GPRS, UMTS...). Champ : Métropole et DOM.
  • Le parc actif 3G est défini comme le nombre de clients ayant accédé au cours des trois derniers mois (en émission ou en réception) à un service mobile (voix, visiophonie, Tv mobile, transfert de données…) utilisant la technologie d’accès radio 3G.  

Le nombre d’utilisateurs des services multimédia mobile (accès à des services de type "Internet mobiles", envoi de MMS,…) atteint près de 17 millions au deuxième trimestre 2008, soit une croissance de 15,7% sur un an.

Les services disponibles sur les réseaux mobiles de troisième génération (3G) ont été utilisés au moins une fois au cours du deuxième trimestre 2008 par 7,6 millions de clients (soit 14% de l’ensemble des clients des opérateurs mobiles). La croissance du nombre d’utilisateurs de la 3G est forte, elle atteint 61,3% sur un an au deuxième trimestre 2008, ce qui représente près de trois millions de clients supplémentaires.

Au deuxième trimestre 2008, le nombre de numéros mobiles portés atteint 301 000 numéros ce qui correspond à un quasi doublement par rapport au deuxième trimestre 2007. Le nombre de numéros ayant fait l’objet d’un portage d’un opérateur à un autre au cours d’un trimestre s’est fortement accru suite à la mise en place le 21 mai 2007 d’une procédure simplifiée et accélérée de portabilité des numéros mobiles.

2.5.2 Revenus et indicateurs de volumes

Le revenu des services mobiles (téléphonie et transport de donnée) est de 4,6 milliards d’euros au deuxième trimestre 2008 et il augmente de 5,9% sur un an. La croissance annuelle du revenu des services mobiles conserve ainsi un rythme de progression relativement soutenu de 5% à 6% depuis le début de l’année 2006.

Le revenu des services de transport de données sur réseau mobile (services de messagerie interpersonnelle, services d’accès à l’Internet mobile et services multimédias) s’élève à 728 millions d’euros au deuxième trimestre 2008. Même si ces revenus ne représentent encore que 15,7% des revenus des opérateurs mobiles, leur progression (+21,5% sur un an au deuxième trimestre 2008) est plus rapide que celle de la téléphonie mobile (+3,4% sur la même période).

Note : Suite à des changements dans les méthodes de comptabilisation, certains revenus auparavant pris en compte avec les revenus du transport de données, sont désormais comptabilisés, en conformité avec la définition de l’Observatoire, avec les revenus des services à valeur ajoutée " données " des opérateurs mobiles. Les données présentes dans le tableau ci-dessous tiennent rétroactivement compte de ces corrections.

Le volume de trafic au départ des mobiles représente près de 26 milliards de minutes au deuxième trimestre 2008. Après une forte croissance (de l’ordre de 15%) tout au long de l’année 2006, le rythme de croissance annuelle du trafic au départ des mobiles a nettement diminué tout au long de l’année 2007 (en passant progressivement de 8,6% en début d’année à 3,9% en fin d’année). Ce rythme, s’est depuis lors stabilisé autour de 4% (+3,5% sur un an au deuxième trimestre 2008).

Le ralentissement de la croissance du volume de trafic constaté en 2007 provenait pour l’essentiel du ralentissement de la croissance du volume des communications échangées entre les mobiles d’un même réseau (trafic " on-net "). En effet, le taux de progression du trafic " on-net " a diminué en 2007 pour se stabiliser autour de 3% à 4% depuis le début de l’année 2008. Le volume " on-net " qui inclut les appels vers la messagerie vocale et les numéros courts des opérateurs (environ 9% de ce volume), représente plus de la moitié du volume de trafic émis au départ des mobiles.

Le volume des communications mobiles vers les téléphones fixes tend à se stabiliser. Alors que ce volume décroissait de près de 5% sur un an au début de l’année 2007, la baisse du volume est de moins de 1% sur les trois derniers trimestres (-0,6% sur un an au deuxième trimestre 2008).

(les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de l’Autorité)

 

Le nombre de messages interpersonnels (SMS et MMS) émis par les clients des opérateurs mobiles au cours du deuxième trimestre 2008 est de 7,8 milliards, soit un accroissement d’un milliard au cours du trimestre et ce, pour le troisième trimestre consécutif. Cette très forte croissance de la messagerie interpersonnelle, largement favorisée par les offres de type " SMS illimités " proposées par les opérateurs mobiles. Elle atteint +75,2% sur un an au deuxième trimestre 2008. La croissance est aussi vive pour les clients abonnés par forfaits que pour les possesseurs de cartes prépayées.

En moyenne, un client envoi 46 SMS par mois, soit 18 messages de plus qu’il y a un an. Un client titulaire d’un abonnement forfaitaire a un niveau moyen de consommation beaucoup plus élevé qu’un client disposant d’une carte prépayée (respectivement 54 SMS et 29 SMS par mois).

(les séries de valeurs CVS sont consultables dans le fichier " séries chronologiques " sur le site de l’Autorité)

2.6 Les autres composantes du marché

2.6.1 Les services à valeur ajoutée (hors services de renseignements)

Note : Suite à des changements dans les méthodes de comptabilisation, certains revenus auparavant pris en compte avec les revenus du transport de données, sont désormais comptabilisés, en conformité avec la définition de l’Observatoire, avec les revenus des services à valeur ajoutée " données " des opérateurs mobiles. Les données présentes dans le tableau ci-dessous tiennent rétroactivement compte de ces corrections.

Le revenu des services à valeur ajoutée (614 millions d’euros au deuxième trimestre 2008) est en légère hausse (0,6% sur un an). Le revenu des services " voix et télématique " représente encore 75% de ce revenu mais il tend à décroître (-7,2% au deuxième trimestre 2008). Le revenu des services de données s’accroît de façon progressive et à un rythme soutenu (+34,4% au deuxième trimestre 2008) et représente à présent 25% du revenu des services à valeur ajoutée.

Au cours du trimestre, 1,2 milliard d’appels, ayant généré un volume de trafic de 3,1 milliards de minutes, ont été émis à destination des services " voix et télématique ". Plus de 86% des appels et du volume de minutes à destination de ces services émanent des postes fixes.

* Ils correspondent à l’ensemble des sommes facturées par les opérateurs aux clients, y compris les sommes reversées par les opérateurs aux sociétés fournisseurs de services. Les services à valeur ajoutée de type "donnée " incluent par exemple : services kiosque "Gallery", services d’alerte, de "chat", services de type météo, jeux télévisés, astrologie, téléchargement de sonneries, etc…

2.6.2 Les services de renseignements

Le revenu des services de renseignements téléphoniques s’élève à 39 millions d’euros au deuxième trimestre 2008, Après avoir diminué de façon régulière tout au long de l’année 2007, le taux annuel de croissance du revenu des services de renseignements téléphoniques est négatif depuis le début de l’année 2008 (-7,8% au deuxième trimestre).

Le volume d’appels vers les numéros de services de renseignements, 31 millions d’appels au deuxième trimestre 2008, recule également (-11,9%.soit 4 millions d’appels de moins sur un an).Les appels émis depuis les réseaux mobiles génèrent 68,3% des minutes de communications vers les services de renseignements.

Note : Sont considérés comme services de renseignements : les numéros de type 118xyz en service depuis novembre 2005 et les numéros court donnant accès à des services de renseignement de type annuaire inversé (3288, 3217, 3200) ou annuaire international (3212).

2.6.3 Les liaisons louées et le transport de données (opérateurs fixes)

Le revenu des liaisons louées, stable depuis plusieurs trimestres, s’élève à 358 millions d’euros au deuxième trimestre 2008. Le revenu des ventes réalisées auprès d’autres opérateurs représente 203 millions d’euros soit 56,6% du revenu des liaisons louées. Le revenu du transport de données atteint 464 millions d’euros au deuxième trimestre 2008 et progresse de 4,6% sur un an.

Note : le revenu des liaisons louées peut comporter des doubles comptes dans la mesure où y sont comptabilisées les ventes d’opérateur à opérateur.

2.6.4 Les services d’hébergement et de gestion de centres d’appels

2.6.5 Les terminaux et équipements

Le revenu de la vente et location de terminaux atteint 671 millions d’euros au deuxième trimestre 2008 et progresse de 5,5% sur un an. Les ventes des opérateurs mobiles (458 millions d’euros au deuxième trimestre 2008) représentent 68,2% de ces revenus.

Note : Le revenu des coffrets et terminaux inclut les commissions aux distributeurs.

2.7 Les indicateurs de consommation moyenne mensuelle

La facture mensuelle moyenne par ligne fixe est calculée en divisant le revenu des communications depuis les lignes fixes (revenus de l’accès et des communications téléphoniques et Internet) pour le trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N rapporté au mois.

La facture mensuelle moyenne par client des opérateurs mobiles est calculée en divisant le revenu de la téléphonie mobile (revenus voix et données, y compris roaming out, hors revenu des appels entrants) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois. Cet indicateur, qui n’intègre pas les revenus de l’interconnexion, ni ceux des services avancés, est distinct de l’indicateur traditionnel de revenu moyen par client (ARPU).

 

 

Le volume de trafic mensuel moyen par ligne fixe est calculé en divisant le volume de trafic (RTC et IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen de lignes fixes du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen par client des opérateurs mobiles est calculé en divisant le volume de la téléphonie mobile (y compris roaming out) du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

 

Le nombre de SMS interpersonnels moyen émis par client, est calculé en divisant le nombre de SMS sortants interpersonnels du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois. Ce nombre n’inclut pas les SMS surtaxés (votes lors d’émissions Tv par exemple). Ces derniers représentent en moyenne un usage de 1 SMS par mois et par client.

 

La facture mensuelle moyenne par abonnement RTC est calculée en divisant le revenu des abonnements et des communications depuis les lignes fixes sur le RTC (c’est à dire hors revenus VoIP), pour le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre N rapporté au mois.

La facture mensuelle moyenne par abonnement à un service de téléphonie sur accès IP est calculée en divisant le seul revenu des communications IP facturées (c’est à dire hors forfaits de type multiplay) sur le trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements du trimestre N rapporté au mois.

La facture mensuelle moyenne par abonnement à Internet bas débit (respectivement haut débit) est calculée en divisant le revenu des accès bas débit (respectivement haut débit) à Internet du trimestre N par une estimation du parc moyen de clients du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen RTC (respectivement IP) est calculé en divisant le volume de trafic en RTC (respectivement en IP) du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements au service téléphonique RTC (respectivement IP) du trimestre N rapporté au mois.

Le volume de trafic mensuel moyen par abonnement à Internet bas débit est calculé en divisant le volume de trafic Internet bas débit du trimestre N par une estimation du parc moyen d’abonnements à Internet bas débit du trimestre N rapporté au mois.

Parc moyen de clients du trimestre N : [(parc total de clients à la fin du trimestre N + parc total de clients à la fin du trimestre N-1) / 2]

Précisions relatives aux indicateurs de facture et de volume mensuel moyen

Avec le développement de la voix sur large bande comme " seconde ligne ", le revenu moyen par abonnement perd de son sens. En effet de nombreux foyers disposent maintenant d’un deuxième abonnement au service téléphonique généralement sur IP, mais le volume de leur consommation ne double pas pour autant. Dès lors le trafic moyen et la facture moyenne par abonnement baissent mécaniquement. Pour permettre un suivi plus pertinent des indicateurs reflétant la consommation et la dépense moyenne des clients, la notion de " ligne " est introduite.

Jusqu’en 2004, les termes " ligne " et " abonnement " étaient employés indifféremment pour désigner le nombre de souscriptions au service téléphonique.

Pour la téléphonie sur ligne analogique, un abonnement correspondait à une ligne fixe. Par convention, dans le cas des lignes numériques, on comptabilisait autant de lignes fixes que d’abonnements au service téléphonique, soit 2 pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès primaires. En pratique, l’entreprise cliente s’acquitte du montant de l’abonnement téléphonique mensuel autant de fois qu’elle a souscrit d’abonnements, 2 pour un accès de base et jusqu’à 30 pour un accès primaire. Cette convention est conservée.

Avec la mise en œuvre de la voix sur large bande, les opérateurs peuvent commercialiser le service téléphonique (en IP) sur un accès analogique qui fournit déjà le service téléphonique par le RTC. Pour faciliter les comparaisons au fil du temps, on définit un indicateur du nombre de " lignes " comme :

- pour les accès numériques : le nombre d’abonnements au service téléphonique, soit 2 pour les accès de base et jusqu’à 30 pour les accès primaires ;

- pour les accès analogique : ü les abonnements RTC ;

ü les abonnements sur ligne xdsl sans abonnement RTC ;

- pour les abonnements au service téléphonique par le câble, l’abonnement.

En ce qui concerne les revenus, le nombre de forfaits multi services ne cesse de progresser. Ils incluent la possibilité de téléphoner, en illimité, vers les fixes nationaux et certaines destinations à l’international sans facturation supplémentaire. Dès lors la facture est de plus en plus globalisée, indépendante du volume de communications (à l’instar de ce qui se fait sur le mobile). L’accès à internet et la téléphonie sont de plus en plus indissociables.

La facture moyenne par ligne reflète ce que le client paye par mois pour les services de téléphonie et Internet. Les revenus pris en compte sont :

- les revenus de l’accès des abonnements et des services supplémentaires ;

- les revenus des communications au départ des postes fixes, y compris le revenu du trafic en IP facturé en supplément du forfait multiplay ;

- les revenus de l’accès Internet bas débit et de l’accès à Internet haut débit.

Ne sont pas comptabilisés :

- les revenus de la publiphonie et des cartes ;

- les revenus des autres services liés à l’accès à Internet, qui correspondent aux revenus des FAI pour la publicité en ligne et aux commissions versées aux FAI liées au commerce en ligne ;

- les revenus des services à valeur ajoutés et services de renseignements.

Facture moyenne et volume moyen par client, ARPU eu AUPU, quels sont les différences ?

L’Observatoire des marchés publie des indicateurs de facture moyenne mensuelle par abonnement pour la téléphonie fixe, la téléphonie mobile et internet. Ils correspondent aux sommes facturées, en moyenne, par l’opérateur au client pour l’abonnement et les communications (voix et données). Plus précisément, les revenus correspondant à l’interconnexion (appels entrants) ne sont pas pris en compte. Ces indicateurs sont différents des revenus moyen par client ou ARPU (Average Revenue Per User) qui correspondent généralement aux revenus des opérateurs pour l’ensemble des recettes liées à l’utilisation des réseaux. Par exemple, pour les opérateurs mobiles, l’ARPU comprend : les revenus des appels sortants, des services de données, des services à valeur ajoutée ET les revenus des appels entrants (interconnexion). Selon les opérateurs, il comprend ou pas les revenus du roaming.

De même, l’Observatoire publie des indicateurs de trafic mensuel moyen sortant par client représentatifs de l’usage par les consommateurs de leur téléphone.

Par analogie avec l’ARPU, un indicateur de trafic moyen par client ou AUPU (Average Usage Per User) est employé par certains cabinets financiers et par les opérateurs ; il incorpore tout ou partie des appels entrants pour disposer d’une assiette de volume qui soit comparable à celle utilisée pour l’ARPU. Il ne représente pas la consommation moyenne par client et constitue plutôt un indicateur de volume d’activité de l’opérateur par client.

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